SOUVENIR D'UNE TROUILLE.

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SOUVENIR D'UNE TROUILLE.

Message  lapétarelleducoin le Ven 15 Juil 2016 - 21:41

Souvenir qui passe ..... été 1956, vacances.



Juste une image qui me revient de ces vacances. Mes premières en B.M.A, parti tout seul cet été-là, au guidon de ma Koehler & Escoffier M 11.

Les Basses-Alpes !

Dans ce département était le lieu de mes vacances d'où partaient toutes mes "explorations" avec cette B.M.A achetée quelque temps auparavant au marché aux puces.

Une image m'est revenue aujourd'hui parmi d'autres. Pourquoi celle-là ? .....  Shocked

Une petite route d'intérêt communal, que je serais bien en peine de retrouver aujourd'hui malgré que je fasse partie de ces gens qui possèdent "la physionomie des lieux". (Et à défaut d'avoir celle des gens ! J 'aurais sûrement fait un mauvais flic)  
Et elle descend vers la vallée de l'Ubaye et le village du même nom aujourd'hui disparu.
Ce village n'est pas encore submergé par les eaux du lac de Serre-Ponçon, et bien que goudronnée, elle descend "raide" mais est surtout extrêmement étroite .....

Heureux de vivre, et comment ne l'est-on pas à cet âge-là, surtout libre comme l'air et ..... sur une Koehler & Escoffier qui file comme le vent ! (Dans les descentes !)
Heureux, oui.
 
Sauf que, comme tous les jeunes de cet âge, on n'imagine pas qu'il puisse monter un autre véhicule en sens inverse et .....encore moins un camion !
Il monte très lentement parce que lourdement chargé, mais la route est si étroite qu'il la tient toute le salaud !  Very Happy

Et moi qui arrive comme un jobastre, dans un virage à droite, sans aucune visibilité, avec des freins parfaitement inefficaces (*) et qui ne l'aperçoit qu'un peu trop tard pour m'arrêter à temps ! Je n'ai que juste le temps de découvrir une mince bande de partie libre goudronnée entre roue arrière gauche du camion et fossé pour m'y engouffrer au jugé et avec la trouille (Pas trop le temps d'y penser tout de même .....  :mrgreen: ) de me retrouver sous les roues jumelées de l'essieu arrière .....  affraid
 
Le conducteur, tout aussi surpris que moi de voir arriver ce jeune couillon (Jeune d'alors s'entend, parce qu'il semble bien que ce dernier soit devenu depuis, vieux, mais presque toujours aussi couillon ! :mrred: ) n'a même pas le temps, ni peut-être le réflexe de donner un coup de volant pour se serrer à droite. L'aurait-il eu que sa vitesse réduite ne lui aurait pas laissé le temps d'être efficace et, de plus, il était sans doute trop près du vide, lui !
Je crois me souvenir que c'était un Citroën U 23 pour ceux qui connaissent.

Inutile de dire que je me suis bien gardé de m'arrêter au risque de me faire jeter !  No  

J'ai tout de même eu ce jour-là l'une des trouilles de ma jeune existence.
Une preuve ? Je m'en souviens encore aujourd'hui pour vous la raconter !

LPDC.  clown

(*) Les freins d'une M 11 même avec des mâchoires regarnies ne doivent guère briller par leur efficacité.
Mais pire ..... en ce temps-là c'était bien le dernier de mes soucis, moi qui ne pensais alors qu'à rouler.
Mieux que ça encore ! Ce comportement de ma part à perduré avec mes premières autos, de 1962 jusqu'à 1970 et datant toutes plus ou moins de l'avant-guerre, (à freins à câbles sauf une Fiat 508) jusqu'à ce que je me décide un jour à employer les grands moyens pour regarnir moi-même les huit mâchoires de freins d'une "Supercinq" Rosengart avant de pouvoir partir en vacances avec.
Ce jour-là, j'ai découvert "que l'eau était humide" et que des freins de conception ancienne qui ne m'avaient apporté jusque-là que des déconvenues pouvaient tout de même apporter un freinage efficace, en rapport avec les performances de l'engin une fois refaits et correctement réglés, avec une légère prédominance de tension sur ceux de l'avant l'avant.
Sur 3 000 km effectués avec cette auto pendant trois semaines cette année-là, je n'ai jamais plus éprouvé cette trouille presque habituelle de ne pouvoir m'arrêter à temps, surtout à l'improviste. Et croyez-moi que certains modèles de l'avant-guerre roulaient pourtant déjà assez vite pour vous flanquer la pétoche lorsqu'il fallait freiner en catastrophe pour s'arrêter à temps, avec des freins archi-usés et aux garnitures souvent grasses .....  affraid

Mais il n'est jamais trop tard pour bien faire, c'est bien connu !  :mrred:

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